dimanche 17 juillet 2016

Le temps est l'épreuve de la peine—






Le cœur demande le plaisir —d'abord
Et puis —une dispense de la douleur— 
Et puis —ces petits tranquillisants 
Qui calment la souffrance— 
Et puis —il demande à dormir— 

























Et puis —si c'est 
La volonté de son inquisiteur 
Le privilège de mourir— 
La douleur tient du vide— 
Elle ne peut se rappeler 
Quand elle a commencé —ou s'il fut — Un temps où elle n'était pas— 
Elle n'est —que ce qui sera— Son infini contient 
Ce qui fut —éclairé pour voir 

D'autres cycles —de douleur. 









On dit que le temps guérit— 
Le temps jamais n'a guéri— 
Une souffrance réelle s'affermit 
Comme les nerfs avec l'âge— 
Le temps est l'épreuve de la peine— 













Mais pas un remède— 
S'il se montre tel, il montre aussi 

Qu'il n'y avait pas de maladie— 

Emily Dickinson

1 commentaire:

  1. No comment, pas mon jour, Maria ... Tu as le don de coller à mon actualité. Ce texte ne me rassure pas, saleté de journée, grrr, je jette l'éponge, qu'ils se débrouillent tous mais sans moi, ds les prochains temps. Ziboux

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